Comment ça marche ?
Ci-dessous les dernières « bouteilles à la mer » lancées. Les plus anciennes sont à trouver dans « liste complète ». Le tout est classé par ordre chronologique, les plus
récents étant en haut. Donc commencez par le bas des listes, pour lire le début. Et pis un peu de douceur pour les yeux, au pays de la couleur…
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« Je me suis souvent cru un simple suiveur empruntant des sentiers battus, picorant les miettes laissées par d’autres. Mais je me moque maintenant d’être original ; si peu que ce soit, ce que nous avons vécu n’est déjà pas si mal. J’aime l’Inde pour ce qu’elle inspire à ceux qui l’aiment : ici rien n’a le goût fade de la répétition, on se sent pousser des ailes, contraint de donner le meilleur de soi-même. Tu connais cette maxime : deviens ce que tu es. Mais je suis fatigué d’être ce que je suis, je me connais trop bien et si je voyage c’est pour devenir un autre, me distraire de moi-même. Vivre en Inde, c’est vivre ce moment glorieux où tout reste encore possible, où l’on ne sera jamais comme personne. » « Parias », Pascal Bruckner
Strasbourg, le 6 mai 2010
Mélancolique journée que celle d’aujourd’hui. Il pleut à verse sur la capitale alsacienne, et le froid transperse ma peau, je suis transie. Rassemblement sous la pluie, pour « défendre l’art et la culture » ; drôle de sentiments, quel est donc cet endroit où j’évolue, est-ce que j’appartiens à tout cela ? Une nausée. De retour un mail : « ceci est un rappel. Suppression de votre compte dans 48h si vous ne vous connectez pas (la dernière connexion remonte à plus de 6 mois, attention)… » Un signe ? Je fais la grimace. Puis je souris. Ce n’est pas terminé.
Un mail donc, pour garder la boîte virtuelle ouverte. Juste pour le désir.
Voici donc un extrait de « Parias » de Pascal Bruckner, que je viens de dévorer. D’autres à suivre, éventuellement. Des petites bouteilles lancées, incertaines de leur destination. Juste pour le plaisir.
Je souris. Ce n’est que le début.
Om shanti
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